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Hossam Harbil Ressources juridiques
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Financer : ressources et équilibre

Les ressources de la Sécurité sociale

La Sécurité sociale est financée par des cotisations, la CSG et d'autres impôts affectés. Les exemptions d'assiette réduisent les recettes qu'elle pourrait percevoir. La Note identifie les revenus qui la financent, montre comment l'impôt y a pris une place croissante sans détacher son financement du travail et examine les marges de diversification.

Mise à jour le

Avec près de 600 milliards d’euros de ressources, la Sécurité sociale pèse plus d’un cinquième de la richesse nationale. Conçue en 1945 comme une assurance des salariés alimentée par leurs cotisations, elle s’appuie depuis 1991 sur une part croissante d’impôts. L’essentiel de son financement repose néanmoins toujours sur les revenus du travail.

Une question guide la Note : sur quels revenus doit reposer la protection sociale ? Le cadre budgétaire des lois de financement est traité dans la Note suivante.

Les notions à distinguer

Assiette et nature juridique : deux questions différentes

L’assiette est la base du prélèvement : salaires, pensions et allocations, revenus du patrimoine, consommation ou jeux. La nature juridique distingue les cotisations sociales des impositions de toute nature. Une même assiette peut supporter les deux, comme le salaire, soumis à la fois à des cotisations et à la CSG.

Les principaux prélèvements

Cotisations sociales
Elles se distinguent des impositions de toute nature parce qu'elles donnent vocation à des prestations (décision n° 93-325 DC du 13 août 1993). Des conditions de cotisation subsistent pour certaines prestations en espèces : pension, indemnités journalières, invalidité, capital décès. Toute prestation de Sécurité sociale n'exige pas pour autant un versement personnel préalable. Pour les salariés, l'employeur précompte les cotisations salariales. L'universalisation a, de son côté, détaché certains droits du statut professionnel. Égalité entre cotisants. Le Conseil constitutionnel a censuré une réduction des cotisations salariales de retraite réservée aux bas salaires. Les salariés concernés auraient acquis les mêmes droits en cotisant moins, ce qui rompait l'égalité entre assurés d'un même régime (décision n° 2014-698 DC du 6 août 2014). Qualification européenne. La CJUE retient un autre critère, celui de l'affectation des sommes au financement de la sécurité sociale (De Ruyter, 26 février 2015, C-623/13).
Contribution sociale généralisée (CSG)
Cet impôt affecté a été institué par la loi de finances pour 1991 (décision n° 90-285 DC du 28 décembre 1990). Les ménages l'acquittent eux-mêmes, sans part employeur. Son taux varie selon les revenus : 9,2% sur les revenus d'activité, 8,3%, 6,6% ou 3,8% sur les pensions selon le revenu fiscal, avec une exonération pour les plus modestes, 6,2% sur les allocations chômage et les indemnités journalières. Sur les revenus du patrimoine et de placement, il atteint 10,6% depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, contre 9,2% auparavant. L'assurance-vie, les plans d'épargne logement, les revenus fonciers et les plus-values immobilières restent notamment à 9,2%. La CSG frappe aussi les jeux.
Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
Créée en 1996 au taux de 0,5%, elle est versée en totalité à la Caisse d'amortissement de la dette sociale. Son assiette est un peu plus large que celle de la CSG. Elle comprend notamment certaines prestations familiales, les aides au logement et les cessions de métaux précieux ou d'objets d'art, mais épargne les minima sociaux. Conçue comme provisoire, elle s'est durablement installée.
Impôts et taxes affectés
Ils représentent environ 37% des ressources des régimes de base, dont une vingtaine de points de CSG. Les autres ressources fiscales comprennent les droits sur les tabacs (près de 14 milliards d'euros en 2023), les taxes sur les alcools, les prélèvements sur les boissons sucrées et édulcorées (environ 600 millions d'euros), la C3S et des fractions de TVA.
Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S)
Cette taxe de production a été créée en 1970. Elle frappe au taux de 0,16% le chiffre d'affaires des sociétés au-delà de 19 millions d'euros. Elle devait faire participer les grandes entreprises au financement des retraites des artisans et commerçants. Elle a ainsi introduit l'impôt dans le financement social vingt ans avant la CSG.
Exonération et exemption
L'exonération diminue les cotisations dues sur un revenu. Depuis la loi Veil du 25 juillet 1994, l'État doit en principe compenser les pertes de recettes correspondantes. L'exemption soustrait un revenu à l'assiette du prélèvement. Lorsqu'elle réduit la rémunération cotisée, elle peut aussi diminuer les droits contributifs correspondants. Son effet sur les droits se distingue donc de son effet sur les recettes.

Trois références économiques

La règle de Ramsey est un repère d’efficience. Elle invite à tenir compte de la réaction de chaque assiette au prélèvement. Appliquée au travail, elle conduit notamment à examiner les possibilités de substitution entre travail et capital. Elle éclaire ainsi la recherche d’autres bases de financement et l’analyse des effets des prélèvements sur l’emploi.

La taxe pigouvienne (Arthur Pigou, 1920) fait supporter à l’auteur d’un comportement le coût que celui-ci impose à la société, par exemple pour le tabac ou le sucre.

L’hypothèse du cycle de vie (Modigliani et Ando, 1963) suppose que chacun répartit sa consommation sur l’ensemble de sa vie. Elle relativise le caractère régressif de la TVA sans le faire disparaître. L’Insee en réduit l’ampleur de moitié (Georges-Kot, 2015).

Le système fiscal « dual »

La loi de finances pour 2018 soumet les revenus du travail au barème progressif de l’impôt. Les revenus du capital qui entrent dans son champ relèvent du prélèvement forfaitaire unique de 30%. Dans ce taux initial, 17,2 points correspondaient aux prélèvements sociaux. Des régimes dérogatoires subsistent, si bien que tous les revenus du capital ne relèvent pas uniformément de ce schéma.

Sur ces prélèvements sociaux, 9,7 points de CSG et de CRDS revenaient à la Sécurité sociale. Les 7,5 points du prélèvement de solidarité sont affectés à l’État depuis 2018. La LFSS pour 2026 relève la CSG sur le capital. Dans le champ concerné par la hausse, les prélèvements sociaux atteignent 18,6% et le prélèvement forfaitaire unique 31,4%.

La CSG et la CRDS sur le capital rapportent environ 18 milliards d’euros en 2024. Le montant reste limité au regard des quelque 600 milliards d’euros de ressources de la Sécurité sociale.

Une architecture d’abord bismarckienne

Le travail, assiette naturelle de 1945

La protection sociale est pensée comme une assurance professionnelle financée par les cotisations des salariés et des employeurs. En 1981, les cotisations fournissent encore 82% des recettes.

L’assiette salariale présente deux atouts : son étendue (780 milliards d’euros de masse salariale privée en 2023) et son dynamisme habituel. Une forte inflation, comme en 2022-2023, peut toutefois perturber la relation entre l’évolution des recettes et celle des dépenses. La part des salaires dans la valeur ajoutée augmente dans les années 1970, recule dans les années 1980 puis se stabilise autour des deux tiers à partir du début des années 1990 (rapport Cotis, 2009).

Le double mouvement de déplafonnement et d'universalisation

À l’origine, les cotisations étaient plafonnées, en cohérence avec le plafond retenu pour de nombreuses prestations en espèces. Le déplafonnement des cotisations famille et maladie a réduit leur caractère régressif. Pour les indépendants, il n’intervient qu’en 2014. Dans le champ des cotisations de Sécurité sociale, la retraite de base conserve une part plafonnée, à côté d’une part déplafonnée.

L’universalisation progresse avec les prestations familiales (1978), la CMU (1999) puis la PUMa (2016). Le lien entre cotisation et droit s’est donc distendu, alors que la jurisprudence constitutionnelle de 1993 s’appuie sur la vocation des cotisations à ouvrir des droits.

La fiscalisation depuis 1991

Les étapes de la fiscalisation

  1. 1970 La création de la C3S introduit la première ressource fiscale affectée.
  2. 1991 La CSG est créée au taux de 1,1%.
  3. 1993 Les premiers allègements de cotisations sur les bas salaires sont compensés par des recettes fiscales.
  4. 1996 La CRDS est créée et affectée à la CADES.
  5. 2004 La contribution solidarité autonomie de 0,3% frappe la masse salariale, en contrepartie de la journée de solidarité. Assise sur les revenus d'activité, elle ne diversifie pas l'assiette.
  6. 2012 Une taxe sur les boissons sucrées et édulcorées est créée.
  7. 2013 La contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie de 0,3% porte sur les pensions de retraite et d'invalidité.
  8. 2014 La totalité des droits sur les tabacs est affectée à l'assurance maladie, qui supporte l'essentiel du coût sanitaire du tabagisme.
  9. 2018 Les cotisations salariales maladie et chômage sont supprimées. Une hausse de la CSG les remplace, qui touche notamment les retraités.
  10. 2019 Le CICE devient une baisse durable de cotisations. Environ 20 milliards d'euros de TVA supplémentaire sont attribués en compensation.
  11. 2022 La loi organique du 14 mars 2022 impose l'évaluation triennale des exonérations et exemptions.
  12. 2026 La LFSS porte la CSG sur le capital à 10,6% dans le champ concerné. Une réduction générale dégressive unique des cotisations patronales s'applique jusqu'à 3 SMIC.

Pourquoi la CSG en 1991

Trois motifs ont conduit à créer la CSG. Le chômage était élevé : il fallait cesser de faire peser tout l’effort sur les revenus d’activité. La part des salaires dans la valeur ajoutée baissait : il fallait mobiliser d’autres revenus. On voulait enfin distinguer les prestations de solidarité, à financer par l’impôt, des prestations contributives comme la retraite, qui relèvent en principe de la cotisation.

Cotisations et impôts dans les ressources de la protection sociale
Cotisations et impôts dans les ressources de la protection sociale. Part de chaque ressource, hors transferts, en %.
Ressource 19592015201820212024
Cotisations sociales 77,8%61%59%54%55,6%
Contributions publiques et autres ressources 22,2%14,5%15%16%14,4%
Impôts et taxes affectés, dont la CSG 0%24,5%26%30%30%
Seules figurent les années pour lesquelles la DREES publie une répartition comparable. Les impôts affectés n'existent pas encore en 1959. La ligne « Autres » est calculée par différence à 100. La CSG représente à elle seule environ la moitié des impôts et taxes affectés : 141,6 milliards d'euros sur 278,7 en 2022. Source : DREES, La protection sociale en France et en Europe, éditions 2016 à 2025

Un financement qui reste adossé au travail

  • ≈ 600 Md€ Ressources de la Sécurité sociale 2023
  • 81% Part assise sur les revenus du travail 2022, contre 93% en 2002
  • 53% Part payée par les ménages contre environ 35% en 1990
  • ≈ 70 Md€ Assiettes exemptées 2023, contre 58 Md€ en 2021
Commission des comptes de la Sécurité sociale. Haut Conseil du financement de la protection sociale. Données 2021 à 2023.

La répartition par assiette

En 2022, les revenus du travail fournissent 81% des recettes, au titre des cotisations, de la CSG et de la CRDS. La consommation en apporte 12% par la TVA affectée, les revenus de remplacement 4% et les revenus du capital 3%, au titre de la CSG et de la CRDS. Le financement reste donc étroitement lié au marché du travail : tout ralentissement de la masse salariale se répercute sur les comptes, comme l’illustre la révision de 2026.

Au bas de l’échelle des salaires, le poids des prélèvements patronaux est presque effacé. En 2022, les cotisations et contributions patronales qui restent dues au SMIC ne dépassent pas 1,6% du salaire. C’est à ce niveau que le coût du travail pèse le plus sur l’emploi.

Un glissement discret vers les ménages

Les ménages assurent plus de la moitié du financement des administrations de sécurité sociale, contre environ un tiers en 1990. Ce périmètre dépasse celui des seuls régimes obligatoires de base. Deux évolutions expliquent ce déplacement. La CSG est directement prélevée sur les revenus des ménages. La TVA est mobilisée pour compenser les allègements patronaux. La part des employeurs tombe ainsi à 46% en 2021, dont 37 points pour les employeurs privés.

Ce que frappent les prélèvements
  1. Revenus du travail Cotisations, CSG, CRDS
  2. Consommation TVA affectée
  3. Revenus de remplacement CSG, CRDS
  4. Revenus du capital CSG, CRDS
Part de chaque assiette dans les recettes de la Sécurité sociale en 2022. Le travail reste la base dominante, malgré trente ans de fiscalisation. Source : Commission des comptes de la Sécurité sociale, Haut Conseil du financement de la protection sociale

Un « jardin à la française » introuvable

Le Medef souhaite financer chaque branche selon sa logique : des cotisations pour les risques contributifs, notamment la vieillesse et les accidents du travail, l’impôt pour les risques de solidarité, comme la famille et la maladie. En juin 2013, le Haut Conseil du financement de la protection sociale a montré que cette séparation est largement artificielle. Les prestations réputées contributives intègrent de nombreux mécanismes de solidarité, notamment les majorations de durée d’assurance. La validation d’un trimestre de retraite dès 150 heures rémunérées au SMIC illustre également la distance entre droits acquis et durée effectivement travaillée.

Quelles marges de diversification ?

Les revenus de remplacement

Les retraités ont en moyenne un niveau de vie équivalent, voire un peu supérieur, à celui de l’ensemble de la population : environ 5% de plus en 2021 selon le COR, contre 7,5% de plus pour les actifs. Le calcul intègre tous les revenus, y compris ceux du capital, ainsi que le loyer économisé par les propriétaires.

Le levier est politiquement délicat. L’échange entre cotisations et CSG de 2018 a été corrigé à plusieurs reprises dans les LFSS pour 2019 et 2020. La réforme de 2023 l’a écarté. La LFSS pour 2026 l’a utilisé pour financer la suspension de la réforme des retraites.

Les revenus du capital

Au regard du financement global, le capital déjà assujetti constitue une ressource complémentaire. Les effets de la hausse de 2026 doivent être appréciés en tenant compte des autres choix de politique macroéconomique.

Des marges existent du côté des régimes dérogatoires : revenus fonciers, plus-values immobilières, épargne réglementée. L’annexe 2 de la loi d’approbation des comptes les recense chaque année.

La fiscalité comportementale

Le tabac rapporte près de 14 milliards d’euros. Les fortes hausses de prix de 2003 et de 2017-2022 ont fait baisser la consommation. Le mécanisme comporte pourtant un paradoxe : la réduction des consommations recherchée peut éroder l’assiette et le rendement de la taxe. L’effet sur les recettes dépend à la fois des taux et des quantités consommées. L’intérêt sanitaire et les économies possibles à moyen ou long terme se distinguent donc du rendement immédiat.

En juillet 2023, le Conseil des prélèvements obligatoires recommande de relever la taxe sur les boissons sucrées et de l’étendre aux sirops et aux boissons à base de soja. À plus long terme, il envisage une taxe modulée selon la qualité nutritionnelle. La LFSS pour 2025 alourdit la taxe sur les boissons sucrées. Le PLFSS pour 2027 propose de l’élargir aux confiseries, aux chocolats et aux produits céréaliers sucrés, ainsi que de taxer les édulcorants de synthèse.

La TVA

Elle pèse proportionnellement davantage sur les ménages modestes, qui consomment une part plus importante de leur revenu. L’approche par le cycle de vie réduit ce biais de moitié. Déjà largement mobilisée pour compenser les allègements, la TVA ne pourrait être relevée sans repenser l’ensemble de la fiscalité. Le projet pour 2027 prévoit au contraire de réduire de 5,6 milliards d’euros la TVA affectée.

Les exemptions, gisement prioritaire

Environ 70 milliards d’euros de revenus échappent aux cotisations en 2023 et 73,7 milliards en 2024 selon le Conseil des prélèvements obligatoires. La loi Pacte de 2019 a contribué à leur progression. Quatre catégories dominent : la participation, l’intéressement et l’actionnariat salarié, les compléments de salaire comme les titres-restaurant et les chèques-vacances, les contributions patronales à la protection sociale complémentaire collective, notamment la prévoyance et la retraite supplémentaire, enfin les indemnités de rupture du contrat de travail.

Les plafonds prévus par les lois de programmation depuis 2009 ont peu freiné leur croissance. La loi de programmation pour 2023 à 2027 limite à trois ans la durée de toute nouvelle niche sociale. La loi organique de 2022 impose une évaluation au moins triennale, selon une méthode définie par l’IGAS et l’IGF en 2023. Les effets de ce dispositif ne sont pas encore mesurables. Le PLFSS pour 2027 cible deux mécanismes. Il limiterait l’exemption des indemnités de rupture à un plafond annuel de la Sécurité sociale. Il intégrerait aussi une partie des sommes issues du partage de la valeur dans le calcul des allègements généraux.

Débats structurants

La Sécurité sociale doit-elle être financée par des cotisations ou par l'impôt ?

Défendre la cotisation

Le lien entre ce que l'on paie et ce que l'on reçoit favorise l'acceptation du prélèvement. La jurisprudence de 1993 distingue les cotisations des impositions par leur vocation à ouvrir des droits, sans déterminer pour autant le mode de financement économiquement préférable pour chaque risque. La cotisation organise une solidarité visible et suit l'évolution des salaires.

Assumer l'impôt

Une assiette plus large, comprenant le capital, la consommation et les revenus de remplacement, fait moins dépendre les recettes de l'emploi. Elle correspond à des droits devenus universels. La CSG a mobilisé de nouveaux revenus sans ouvrir de droits supplémentaires.

Une fiscalisation subie

La France a souvent recouru à l'impôt pour compenser les baisses de cotisations plutôt que pour redéfinir le financement des risques. La question centrale porte sur l'assiette la mieux adaptée aux objectifs économiques, redistributifs et d'acceptation sociale.

Ce qu'il faut retenir

La CSG a rapproché le financement d’une logique beveridgienne sans modifier l’organisation bismarckienne des institutions. Le travail fournit toujours plus des quatre cinquièmes des recettes, ce qui limite la diversification effective des assiettes. La charge s’est déplacée des employeurs vers les ménages. Les exemptions d’assiette réduisent les recettes et peuvent diminuer les droits contributifs attachés aux revenus soustraits aux cotisations. La fiscalité comportementale vise d’abord la santé publique. Son rendement dépend des taux et de l’évolution des consommations.

Sources et références

Assistant de lecture

Une notion à éclaircir, un mécanisme à reformuler, un exemple à demander : posez votre question sur cette Note.

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Mise à jour octobre 2026

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