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Droit et Santé

Médecine générale : 3 000 docteurs juniors entrent en stage, surtout dans les zones sous-dotées

Depuis le 2 novembre 2026, les internes de la nouvelle quatrième année du diplôme d'études spécialisées (DES) de médecine générale exercent sous le statut de docteur junior. Selon le ministère de la santé, environ 3 000 d'entre eux commencent un stage ambulatoire d'un an, dont près de 80% dans des zones où l'accès aux soins est difficile. Une seconde vague d'environ 500 docteurs juniors doit suivre en mai.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a porté de trois à quatre ans le troisième cycle de médecine générale. Cette dernière année, appelée phase de consolidation, se déroule en stage ambulatoire, en priorité dans les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés d’accès aux soins (1° de l’art. L. 1434-4 du code de la santé publique). Les internes entrés dans le DES en novembre 2023 forment la première promotion concernée.

Le docteur junior assure des consultations, des soins et le suivi de patients atteints de maladies chroniques. Il exerce en autonomie supervisée : il reste placé sous la responsabilité d’un praticien agréé maître de stage des universités. Le directeur général de l’agence régionale de santé l’affecte dans son lieu de stage à l’issue d’une procédure d’appariement. Il peut aussi participer, sur la base du volontariat, à la permanence des soins ambulatoires (décret n° 2026-370 du 13 mai 2026).

Son régime indemnitaire est fixé par le décret n° 2025-850 du 27 août 2025 et par un arrêté du même jour. Selon le ministère, il comprend une rémunération de base d’un peu plus de 2 700 euros par mois et une prime d’autonomie supervisée de 400 euros. S’y ajoute une prime d’exercice territorial qui atteint 1 000 euros en zone d’intervention prioritaire et 400 euros en zone d’action complémentaire ou en quartier prioritaire de la politique de la ville.

Le nombre de docteurs juniors accueillis dans un territoire dépend toutefois du nombre de maîtres de stage qui y exercent. Or ces praticiens sont souvent peu nombreux là où les besoins sont les plus forts. La réforme apporte donc un renfort temporaire de médecins en formation. Son effet sur l’installation durable des généralistes dans les zones sous-dotées reste à mesurer.

Art. L. 632-2 du code de l'éducation, issu de l'article 37 de la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023

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