Ligne 1 · Dossier Protection sociale Inclure : pauvreté, logement et territoires
La lutte contre la pauvreté et le non-recours
La pauvreté se mesure de plusieurs manières. Chaque indicateur oriente le jugement porté sur les politiques. Minima sociaux, prime d'activité et accompagnement rénové du RSA en réduisent l'étendue sans permettre aux allocataires de franchir le seuil. Le non-recours prive en outre une large part des ayants droit des aides déjà votées.
En 1945, la Sécurité sociale ne traitait pas la pauvreté comme un risque. Elle restait l’affaire de l’aide sociale. Elle n’est devenue une priorité nationale qu’avec le revenu minimum d’insertion, en 1988, puis avec la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998. Le RMI rompait doublement avec le passé. Il garantissait un revenu à toute personne démunie, sans viser un risque ni un besoin particulier. Il liait aussi l’allocation à un accompagnement. Depuis, l’action publique combine plusieurs leviers : transferts monétaires, retour à l’emploi, interventions locales et plans d’ensemble. Avant de juger leur efficacité, il faut savoir ce que l’on mesure. Il faut aussi savoir qui pilote, qui finance et qui répond des résultats.
- 15,4% Taux de pauvreté monétaire 2024, 9,8 millions de personnes, stable depuis 2023 et au plus haut depuis 1996
- 1 337 € Seuil de pauvreté par mois pour une personne seule, 2024
- 4,25 M Allocataires de minima sociaux fin 2024
- 30,6 Md€ Dépenses de minima sociaux 2022, 1,2% du PIB
Ce que mesurent les indicateurs
Trois façons de saisir la pauvreté
- Pauvreté monétaire relative
- Elle compte les personnes dont le niveau de vie n'atteint pas 60% du niveau de vie médian. Le champ de l'enquête exclut les personnes vivant en institution ou sans domicile, les étudiants hors du foyer parental et les Outre-mer. Ces populations réintégrées, le total des personnes pauvres dépasse 11 millions. Dans l'enquête européenne SILC, la France (15,4% en 2022) reste sous la moyenne de l'Union (16,2%). Elle est nettement sous l'Italie (18,9%) et l'Espagne (20,2%). Chaque pays rapportant le seuil à son propre niveau de vie médian, la comparaison reste relative.
- Intensité de la pauvreté
- Elle mesure l'écart entre le seuil et le niveau de vie médian des personnes pauvres, rapporté au seuil. Elle atteint 19,7% en 2024, un demi-point de plus qu'en 2023. La moitié des personnes pauvres vit donc avec moins de 1 074 euros par mois. Le taux dit combien de personnes sont pauvres. L'intensité dit à quel point elles le sont. De 2019 à 2021, elle a crû plus vite que le taux (1,5 point contre 0,9).
- Privation matérielle et sociale
- Elle repère les personnes qui subissent au moins cinq des treize privations d'une liste type. On y trouve l'impossibilité de faire face à une dépense imprévue, de partir en vacances ou de chauffer son logement. Début 2023, 13,6% de la population est concernée, soit un point de plus que la moyenne des dix années antérieures. Par ailleurs, 10% des personnes disent ne pas parvenir à chauffer correctement leur logement. Une proportion identique déclare ne pas pouvoir manger de protéines tous les deux jours.
Ces indicateurs ne se remplacent pas les uns les autres. Une mesure qui hisse au-dessus du seuil des ménages qui en étaient proches fait baisser le taux. Elle ne change rien à la situation des plus démunis. Une mesure ciblée sur ces derniers réduit l’intensité sans forcément modifier le taux. Le choix de l’indicateur commande donc le verdict porté sur un dispositif.
Qui est pauvre ?
Le chômage reste le premier facteur d’exposition. En 2024, 36,1% des chômeurs sont pauvres. Le taux n’est que de 6,1% chez les personnes en emploi (2022). Les familles monoparentales (34,0% en 2024) et les habitants des quartiers prioritaires (45%) sont aussi très touchés. C’est encore le cas des étudiants (environ 30%) et des 18-24 ans qui ont quitté leurs études et vivent seuls (environ 19%).
Les personnes âgées offrent le contraste inverse. Elles étaient les plus exposées pendant les Trente Glorieuses. En 2024, le taux de pauvreté des retraités recule à 10,4% et rejoint celui des actifs. Ce déplacement suit l’évolution de l’emploi et des structures familiales. La pauvreté s’est reportée sur les jeunes, les parents isolés et les actifs à l’emploi instable.
Des écarts territoriaux marqués
En métropole, les Hauts-de-France sont la région la plus atteinte, avec 18%. Outre-mer, ils s’échelonnent entre 26,8% (Martinique) et 77,3% (Mayotte). Les statistiques courantes portent surtout sur la métropole. Elles saisissent donc mal cette réalité ultramarine. Le Pacte des solidarités la traite dans un volet distinct.
Les instruments de garantie de ressources
Les minima sociaux
On compte une douzaine de minima sociaux. Quatre d’entre eux réunissent 96% des allocataires. Avec les conjoints et les enfants à charge, environ un dixième de la population vit dans un foyer qui en perçoit un.
Les principaux minima (montants pour une personne seule)
- Revenu de solidarité active
- Issu de la loi du 1er décembre 2008, il a remplacé le RMI et l'allocation de parent isolé. Son montant est de 651,69 euros par mois depuis avril 2026. Il comptait 1,84 million d'allocataires fin 2024. Les allocations versées atteignaient près de 12 milliards d'euros en 2022. Le département pilote le dispositif. Les CAF et la MSA assurent le paiement.
- Allocation aux adultes handicapés
- Elle comptait environ 1,4 million d'allocataires fin 2024. Depuis le 1er octobre 2023, elle ne tient plus compte des revenus du conjoint (voir les Notes sur le handicap).
- Allocation de solidarité aux personnes âgées
- Ce minimum vieillesse s'élève à 1 043,59 euros par mois au 1er janvier 2026. Il peut être repris sur la succession au-delà d'un certain actif. Il bénéficiait à 691 200 personnes fin 2022.
- Allocation de solidarité spécifique
- Instituée par l'ordonnance du 21 mars 1984, elle prend le relais pour les chômeurs qui ont épuisé leurs droits à l'assurance chômage. Environ 265 000 personnes la percevaient fin 2024.
- Prime d'activité
- Elle est née en 2016 du regroupement du volet activité du RSA et de la prime pour l'emploi. Elle a été fortement relevée après le mouvement des gilets jaunes. Depuis le 1er avril 2026, la bonification individuelle augmente, jusqu'à 54 euros de plus, pour les revenus professionnels supérieurs au SMIC. Elle atteint désormais son maximum à 1,15 SMIC. Le plafond de ressources est aussi rehaussé. Près de 3 millions de foyers y gagnent en moyenne une cinquantaine d'euros par mois.
Du RMI au RSA : la logique d’activation
Les étapes
- 1er décembre 1988 Le revenu minimum d'insertion instaure pour la première fois un socle général de ressources, assorti d'un engagement d'insertion. Son calcul strictement différentiel rend la reprise d'un emploi peu ou pas avantageuse.
- 29 juillet 1998 Loi d'orientation relative à la lutte contre les exclusions. Elle prépare la couverture maladie universelle.
- 1er décembre 2008 Le revenu de solidarité active permet de cumuler en partie allocation et salaire. Il fixe des droits et des devoirs. Il confie au département le rôle de chef de file.
- 2010 Le RSA est ouvert aux moins de 25 ans qui ont travaillé deux ans au cours des trois dernières années.
- 2016 Création de la prime d'activité.
- 2022 Le contrat d'engagement jeune succède à la Garantie jeunes le 1er mars.
- 18 décembre 2023 La loi pour le plein emploi refond l'accompagnement des allocataires du RSA, expérimenté dans 47 départements en 2023.
- 2025 L'accompagnement rénové est généralisé au 1er janvier. Un nouveau régime de sanctions entre en vigueur le 1er juin.
- 2026 La prime d'activité est réformée au 1er avril. La loi de finances prolonge l'expérimentation des territoires zéro chômeur jusqu'à la fin de l'année, en attendant leur pérennisation.
Dès la fin des années 1990, les pays de l’OCDE ont développé des politiques dites d’activation. Leur idée directrice est que l’emploi doit toujours rapporter plus que l’inactivité. Elles reposent sur la possibilité de cumuler en partie allocation et salaire. Elles s’appuient aussi sur des contrats qui engagent les deux parties et sur un suivi plus soutenu. Le RSA s’inscrit dans ce modèle. L’accompagnement rénové en pousse plus loin la logique.
L'accompagnement rénové
Depuis le 1er janvier 2025, chaque allocataire est inscrit à France Travail. Un diagnostic social et professionnel partagé permet de l’orienter plus vite vers l’organisme le mieux placé. Un contrat d’engagement prévoit pour tous au moins quinze heures d’activité par semaine (formation, immersions, démarches).
Le régime de sanctions a lui aussi changé le 1er juin 2025 (décret du 30 mai 2025). La « suspension-remobilisation » est graduée. Elle peut être levée dès que la personne respecte de nouveau ses engagements. Pour l’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, les radiations sont ainsi passées d’environ 45 000 par mois au premier trimestre 2025 à 2 000 au troisième, selon la DARES. En novembre 2024, l’évaluation du ministère du Travail notait déjà des orientations plus rapides. Des personnes que les services avaient perdues de vue revenaient dans le suivi. L’évaluation doutait toutefois que les départements aient les moyens nécessaires.
Des résultats encore modestes
D’après la Cour des comptes (2022), 34% des allocataires occupent un emploi sept ans après leur entrée au RSA. Un tiers seulement de ces emplois sont stables. Environ un quart des allocataires quittent les minima d’une fin d’année à l’autre, mais beaucoup y reviennent ensuite. Le délai légal de deux mois pour l’orientation n’est pas respecté. En 2022, moins de la moitié (47%) des personnes suivies hors de France Travail avaient signé le contrat d’engagement réciproque, pourtant obligatoire à l’époque.
Ces difficultés tiennent en partie à l’éclatement des responsabilités. Le département finance. La CAF paie. France Travail accompagne vers l’emploi. Le département assure le suivi social. Six territoires ont d’ailleurs obtenu la recentralisation du financement du RSA (voir les Notes sur les départements et les communes).
Le non-recours
Une ampleur considérable
Une part importante des personnes éligibles ne demande pas les aides auxquelles elles ont droit. La plupart des prestations sont en effet quérables : il faut les demander et fournir des justificatifs propres à chacune. En 2018, 34% des personnes éligibles au RSA étaient dans ce cas. Environ 3 milliards d’euros n’ont donc pas été versés. En 2016, c’était le cas de la moitié des personnes seules éligibles au minimum vieillesse, soit à peu près 1 milliard d’euros. Fin 2021, selon la DREES, 48 à 52% des bénéficiaires potentiels de la prime d’activité ne la demandaient pas. Interrogées par le baromètre de la DREES en 2021, les personnes concernées citent d’abord le manque d’information (quatre sur dix). La lourdeur des démarches vient ensuite (23%).
Les réponses
Les pouvoirs publics misent sur l’automatisation, dont le chèque énergie offre un exemple ancien. Depuis 2025, les ressources déclarées pour le RSA et la prime d’activité sont préremplies à partir du montant net social. Ils développent aussi l’accueil de proximité dans les France Services, les démarches d’« aller vers » et la désignation d’un travailleur social référent. L’expérimentation « territoires zéro non-recours » a retenu 39 lauréats en 2023 pour trois ans. Le projet d’allocation unifiée, présenté plus bas, va dans le même sens.
L’effet redistributif
Ce que produisent les transferts
En 2021, les prestations non contributives forment 38% du revenu disponible des ménages pauvres. Les minima sociaux en apportent 14 points, les aides au logement 11, les prestations familiales 10 et la prime d’activité 3. Ajoutées à l’impôt progressif, elles font reculer d’un tiers la population pauvre. Le RSA est l’outil qui agit le plus sur l’intensité de la pauvreté. La revalorisation de la prime d’activité a fait baisser le taux de 0,6 à 0,7 point (2019). Grâce à cette prime, retrouver un emploi, même à temps partiel, suffit le plus souvent à passer au-dessus du seuil.
Stratégies et expérimentations
De la stratégie au Pacte
La stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté de 2018-2022 ciblait d’abord les enfants et les jeunes. Elle s’appuyait sur une délégation interministérielle, des commissaires régionaux et des conventions passées avec les départements. Son bilan est réel mais contrasté. Elle a porté la complémentaire santé solidaire, 400 points conseil budget et la hausse de la prime d’activité. Elle n’a pas pour autant mis en cohérence les politiques qui pèsent sur la pauvreté, comme les retraites, l’assurance chômage, le logement ou la santé mentale. Son comité d’évaluation a aussi regretté le manque d’outils pour isoler l’effet propre des mesures.
Le Pacte des solidarités est en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Il reprend ces objectifs autour de quatre axes : l’enfance, l’emploi, l’accès aux droits et la transition écologique. Il prévoit aussi un plan dédié aux Outre-mer. Ses crédits dépassent de moitié ceux de la stratégie précédente. Il se décline en pactes locaux conclus avec les départements et les métropoles.
Innover par l'expérimentation
L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée est née dans le milieu associatif. Elle propose un CDI aux chômeurs de longue durée volontaires. Les lois du 29 février 2016 et du 14 décembre 2020 l’ont permise et étendue à 83 territoires habilités. La loi de finances pour 2026 l’a prolongée jusqu’au 31 décembre 2026. Une proposition de loi qui la rend pérenne a été adoptée par l’Assemblée nationale le 27 janvier 2026. Le Sénat l’a modifiée le 9 juin 2026. Elle doit donc revenir en deuxième lecture.
D’autres projets de simplification ont connu un sort plus incertain. Le revenu universel d’activité avait été annoncé en 2018 pour fondre plusieurs prestations en une seule. Il a été abandonné. L’allocation sociale unique a été annoncée en novembre 2025, puis rebaptisée allocation de solidarité unifiée. Elle harmoniserait les ressources prises en compte pour le RSA, la prime d’activité et les aides au logement. Transmis au Conseil d’État, le texte a été retiré en mai 2026 pour être retravaillé. À la date de ces Notes, le projet de loi n’a pas abouti.
Les jeunes, angle mort
Pour les moins de 25 ans, le RSA suppose une activité antérieure. Environ 500 foyers seulement en bénéficiaient donc fin 2021. Le contrat d’engagement jeune s’adresse aux 16-25 ans sans emploi ni formation (30 ans en cas de handicap). Il combine pendant un an un suivi renforcé et une allocation. Plus de 500 000 contrats avaient été signés fin 2023. En 2023, le Conseil d’orientation des politiques de jeunesse a toutefois relevé un risque de chute dans la grande pauvreté au terme du dispositif. En 2024, il a salué sa montée en charge tout en demandant de mieux atteindre les jeunes les plus vulnérables. Le modèle français s’en remet largement à la solidarité familiale. Les pays nordiques soutiennent au contraire les jeunes sans regarder les ressources de leurs parents. La pauvreté des enfants est enfin devenue une priorité. En 2021, 2,76 millions d’enfants vivaient sous le seuil. Leur taux de pauvreté a encore progressé en 2023 et en 2024.
Un échelon territorial indispensable
Les départements sont chefs de file de l’action sociale. Ils financent l’insertion et le RSA, dont le coût est devenu insupportable pour certains d’entre eux. Le comité chargé d’évaluer la stratégie 2018-2022 insiste sur la nécessité de leur laisser une marge d’adaptation. Encore faut-il que les contrats passés avec l’État bénéficient d’un soutien politique constant. Cela n’a pas toujours été le cas.
Débats structurants
Ces politiques atteignent-elles leur but ?
Des effets réels
Les transferts font baisser d'un tiers le nombre de personnes pauvres. La France reste sous la moyenne européenne. La revalorisation de la prime d'activité a suffi à retrancher près de 0,7 point au taux de pauvreté.
Des limites structurelles
En 2024, le taux de pauvreté reste à son plus haut niveau depuis 1996. Le RSA reste inférieur à la moitié du seuil. Un tiers à la moitié des ayants droit ne demandent pas leurs aides. Peu d'allocataires retrouvent un emploi durable.
Tout dépend du but assigné
Si l'on vise une baisse du taux de pauvreté, le résultat est partiel. Si l'on attend que les allocataires dépassent le seuil, les dispositifs sont construits pour ne pas y parvenir. Si l'on veut agir sur les causes, comme l'emploi, le logement, la santé mentale ou l'accueil des jeunes enfants, ce ne sont pas ces instruments qui en ont la charge.
Faut-il conditionner davantage le RSA ?
La logique des droits et devoirs
Un suivi soutenu et des engagements réciproques empêchent que l'allocation devienne une situation durable. La suspension-remobilisation cherche à renouer le contact avec l'allocataire plutôt qu'à le radier.
Les risques
Chez les personnes les plus éloignées de l'emploi, des obligations supplémentaires peuvent multiplier les renoncements et les interruptions de droits. Faute d'accompagnement suffisant, l'exigence de contrepartie se réduit à une formalité contraignante.
L'accompagnement d'abord
Le résultat tient moins aux sanctions qu'à la qualité et à la continuité du suivi. Il dépend donc des effectifs dont disposent les départements et France Travail.
Sources et références
- INSEE, Niveau de vie et pauvreté en 2024 Insee Première n° 2117, juillet 2026
- DREES, Minima sociaux et prestations de solidarité édition 2025
- DREES, Non-recours à la prime d'activité Études et résultats n° 1379, juillet 2026
- DREES, baromètre d'opinion sur le non-recours 2021
- Cour des comptes, rapport sur le revenu de solidarité active 2022
- Décrets n° 2026-220 et n° 2026-222 du 30 mars 2026 revalorisation du RSA et réforme de la prime d'activité
- CAF, la prime d'activité augmente en 2026
- Décret n° 2025-478 du 30 mai 2025 relatif aux sanctions applicables aux demandeurs d'emploi
- Allocation sociale unique : annonce du Premier ministre novembre 2025
- Sénat, proposition de loi pérennisant les territoires zéro chômeur de longue durée
- Sénat, rapport n° 700 (2025-2026) sur cette proposition de loi juin 2026
- Loi n° 2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le revenu de solidarité active
- Loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi
- Code de l'action sociale et des familles, livre II
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