Plus de 180 milliards d'euros sont consacrés chaque année à l'emploi. Ils servent surtout à baisser le coût du travail et peu à accompagner les personnes. Ces Notes précisent ce que recouvrent chômage et plein-emploi. Elles décrivent les instruments généraux et ciblés, puis les publics prioritaires et les arbitrages imposés par la contrainte budgétaire.
Mise à jour octobre 2026
Politiques de l'emploi Plein-emploi Contrats aidés
Créée par les partenaires sociaux en dehors de la Sécurité sociale, l'assurance chômage a été profondément remaniée depuis 2018. L'accès aux droits a été resserré. La durée d'indemnisation dépend désormais de la conjoncture. Un bonus-malus pèse sur les contrats courts. Les finances du régime subissent enfin les prélèvements de l'État.
Construit par strates, le service public de l'emploi a connu une fusion en 2008, aussitôt percutée par la crise. Est venue ensuite la réforme France Travail. Celle-ci inscrit tous les demandeurs, impose quinze heures d'activité et crée un réseau pour l'emploi, au moment où le chômage remonte.
Géré par les partenaires sociaux depuis la loi de 1971, le système de formation a été centralisé et libéralisé en 2018. L'apprentissage et le CPF ont connu un essor spectaculaire. Le prix en a été une dérive financière et une qualité mal contrôlée, que les mesures prises de 2024 à 2026 cherchent à corriger.
Le CDI reste la règle en droit et dans l'emploi existant, mais les contrats courts dominent les embauches. Ces Notes expliquent cette dualité, identifient ceux qui la subissent et évaluent les outils censés la réduire. Elles abordent enfin le travail de plateforme et le travail détaché.