La Sécurité sociale est financée par des cotisations, la CSG et des impôts affectés. Elle perd aussi des recettes du fait des exemptions. Ces Notes identifient les revenus qui la financent. Elles montrent comment l'impôt y a pris une place croissante sans la détacher du travail. Elles évaluent enfin les marges de diversification encore disponibles.
Les lois de financement ne couvrent qu'une partie de la dépense sociale. L'équilibre qu'elles doivent viser a valeur constitutionnelle, mais il n'a presque jamais été atteint. Ces Notes examinent leur champ, le sens de l'objectif d'équilibre et la manière de piloter une dépense qui soutient l'économie autant qu'elle pèse sur elle.
Conçus en 1993 pour l'emploi peu qualifié, les allègements de cotisations sont devenus un outil de compétitivité et le premier poste de la dépense pour l'emploi. Leur efficacité est réelle près du SMIC et faible au-delà. C'est ce qui explique la réforme de 2026 et les mesures proposées pour 2027.
Mise à jour octobre 2026
Allègements généraux Coût du travail Trappe à bas salaires
La démographie, la pauvreté, les inégalités et l'état du marché du travail déterminent ce que l'on attend de la protection sociale. Conçue comme une assurance, celle-ci redistribue pourtant fortement vers les ménages modestes. Cet effet tient à des mécanismes qu'il faut distinguer.
Les dépenses de santé se mesurent par trois agrégats différents et progressent plus vite que la richesse nationale. L'État dispose de leviers puissants sur l'hôpital, mais faibles sur la ville. Une question de fond se pose alors : jusqu'où la collectivité peut-elle prendre en charge une dépense appelée à croître ?
Trente ans de réformes des paramètres ont contenu le poids des retraites sans faire disparaître leur besoin de financement. La réforme de 2023 est suspendue depuis 2026. Ces Notes examinent les étages de pension, la revalorisation, la fin du Fonds de solidarité vieillesse, les projections du COR et le niveau de vie futur des retraités.